La
Géorgie patrie des centenaires
Le Grec Jason aurait organisé l'expédition des Argonautes pour venir s'emparer de
la Toison d'Or au pays de Médée, l'actuelle Géorgie. Cette légende serait en fait l'histoire de la découverte par les
Grecs des rives de la mer Noire et d'une ruée vers l'or d'il y a 35 siècles sur les
riches terres géorgiennes.
Antique contrée de tradition chrétienne, la Géorgie jouit d'un climat propice au développement d'une nature des plus luxuriante et variée et d'une race saine et douée pour les arts.
Comblée par Staline, ce n'est actuellement qu'une succession de vergers et vignobles, de
vertes ondulations d'où jaillissent parfois les claires silhouettes effilées de monastères ou de
cathédrales médiévales.
Dans les monts d'Abkhazie, baignés par les belles plages de la Riviera de la mer Noire, il n'est
pas rare de rencontrer quelques centenaires travaillant encore dans les plantations de thé.
De nombreux gisements de manganèse, houille, lignite, fer, pétrole, gaz, cuivre, et une énergie hydro-électrique surabondante ; un riche cheptel bovin et ovin ; de
nombreuses sources minérales ; l'élevage du ver à soie ; l'exploitation des bois et marbres précieux, 95% du thé de
l'URSS et aussi quelques 120.000 ha de vignobles donnant d'excellents vins secs (Tsinandali,
Gourjaani), doux (Khvantchkara), mousseux (Aténouri)... ou cognacs de renommée
internationale - et fort acceptables au goût des Français - font, avec les plantations de tabac, fruits
exotiques, agrumes... de la Géorgie la plus riche des 15 républiques de l'Union Soviétique.
La capitale, Tbilissi, qui supplanta au Verne siècle Mtskhéta, est la capitale économique et
culturelle du Caucase. Fière de son métro, au même titre que Bakou ou Erevan, elle
concentre une grande partie des industries lourdes, alimentaires ou de transformations. C'est une
vieille cité pittoresque avec ses anciens quartiers de maisons de bois aux larges balcons étalés le long de la Koura, qui ont fait surnommer
Tbilissi "La Florence du Caucase".