LES EXPÉDITIONS CINÉMATOGRAPHIQUES MAHUZIER AUTOUR DU MONDE

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Civilisations & Nature
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Nature & Culture
2007-2009
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AMAZONE

 

PROGRAMMES PRESSE PEDAGOGIQUE


LE FLEUVE AMAZONE

La descente du fleuve le plus long du monde 7.050 km.
Du cœur des Andes péruviennes au delta brésilien
Le moyen Amazone et ses ressources incalculables.
La vie grouillante de 10 millions de métis et les ports à
3.500 km de la mer. Pour la première fois en Europe :
Le fantastique mascaret de l'Amazone ou “POROROCA”

Le bassin du Fleuve Amazone, ou Amazonie, couvre au total 6.850.000 Km2, soit la moitié de l'Amérique du Sud ou 12 fois la France. Il s'étend pour les deux tiers au Brésil, pour le tiers en Bolivie, Pérou, Equateur, Colombie et Venezuela. Ancienne mer comblée par les alluvions lors de la formation des Andes, le bassin amazonien est très humide, dans le nord-ouest (5000 mm/an) beaucoup moins dans le sud-est. Les crues sont régulières en mai-juin. Il ne faut pas confondre le BASSIN AMAZONIEN au climat équatorial où domine la grande forêt toujours verte, avec le FLEUVE AMAZONE qui est le plus long du monde. De sa source à l'embouchure sud de son delta, il mesure 7.050 km. 

C'est le fleuve le plus monumental de la terre : le débit moyen de 80.000 m3/seconde ou en crue de 200.000 m3/seconde est si puissant que les eaux salées de l'Atlantique sont refoulées en permanence à 200 km en pleine mer ; ainsi les marées intérieures perceptibles jusqu'à 1000 km dans les terres sont elles toujours des marées d’eaux douces, chargées d'alluvions et couleur “café au lait”.

Les différences de niveaux peuvent atteindre 6 m entre saison séche et saison des pluies. Chaque année se dépose l milliard de m3 d'alluvions dans le delta sous forme d'îles mouvantes. 8 affluents ont plus de 2000 km de long, dont 3 : Javari-Jarua, Purus et Madeira plus de 3000 km ! Son mascaret ou "Pororoca" est le plus puissant du monde: la vague de la grande marée d'équinoxe atteint 6 m de haut et la vitesse de 27 km/h ; elle ravage l'embouchure nord du delta jusqu'à 150 km dans les terres. 

Le fleuve Amazone prend sa source à plus de 5000 m d'altitude dans les Andes péruviennes. Il coule sous différents noms qui changent à chaque confluent majeur : Apacheta, Hornillos, Apurimac, Ene, Tambo, Ucayali. 

L’Amazone prend définitivement son nom au confluent de l’Ucayali avec le Marañon. Dans ses premiers 1000 km, il descend de 5000 à 500 m ; soit une chute de 5 m par km dans ces zones de canyons peu accessibles. Il devient navigable à 5000 km de son embouchure.

La découverte de l'Amazone remonte à l'an 1500 quand Pinzon découvrit les embouchures. La première descente date de I541-I542, lorsque Francisco de Orellana, parti du rio Coca, un affluent du Napo, entreprit une héroïque odyssée durant laquelle il fut attaqué par des Indiens menés par des femmes. Il donna au fleuve gigantesque le nom de “ Rio de las Amazonas ” (Rivière des Amazones) en souvenir de la légende de l'antiquité grecque sur ce peuple de femmes guerrières qui se brûlaient le sein droit pour tirer à l'arc (en grec antique, a-madsos = sans mammelle) !

La population actuelle du bassin amazonien dépasse les 20 millions d'habitants, mais les Indiens purs sont moins d'1 million. Si beaucoup sont établis le long du fleuve, la grande majorité s'est réfugiée dans les forêts et sur les rives des affluents les plus lointains. Ils vivent en communautés primitives. Leurs gouvernements les contactent pour les aider sanitairement ; les compagnies internationales n’hésitent pas à détruire leur environnement pour exploiter bois, mines et pétrole : cette intrusion brutale du modernisme risque de leur faire perdre leur identité culturelle. 
Sinon 9 personnes sur 10 sont des métis : “criollos” d'Espagnols et d'Indiens ou “caboclos” de Portugais, Indiens, Africains, Européens, très mêlés au Brésil. En Amazonie, le racisme n'existe pas : la couleur de peau n'a aucune importance, principalement au Brésil. Tous très accueillants, ces Amazoniens vivent à un rythme plus détendu que le nôtre !

Les ressources du bassin amazonien sont très variées : mines et élevage de lamas ou cultures de patates en altitude, dans des régions de hauts plateaux très pauvres. Le contraste est brutal avec la moyenne Amazonie du pied des Andes, au climat propice : tous les légumes et fruits du monde y poussent. L’exploitation intensive des mines, de l’élevage et du bois, en font une région aux ressources incalculables. Dans la Selva tropicale on vit de la forêt et de la pêche. Les villes sont de grands centres commerciaux et touristiques : Pucallpa (140.000h) lquitos (270.000 h), Leticia, Manaus (1.000.000 h), Obidos, Santarem (270.000 h) Macapa, Belem (1.250.000 h). Le bas amazone brésilien, avec la construction de routes transamazoniennes et l’exploitation active des ressources naturelles (déforestation) connaît un développement beaucoup plus rapide.

 

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