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5 ème partie
Docteur François Mahuzier
(octobre 1998)
Je n'ai pas trouvé le site indiqué dans Indialinks.com sur les 24 références
comportant VIJAY. Sur le net existe le site de SAINT JOHN
EDU..."LISTSERV@MAELSTROM.STJOHNS.EDU" où de nombreuses recettes concernant les
régimes et toute sorte de traitements dont l'homéopathie sont régulièrement discutés.
Il n'en ressort pas grand chose, et ces recettes restent personnelles et sans résultats
pour les autres. Bizarre...
Le principe de l'homéopathie est de traiter le terrain. Personnellement, je ne peux rien
en dire de très précis. J'avais demandé à un homéopathe ce qu'il faisait dans le
vitiligo. Il m'a répondu qu'il ne faisait rien. Dans les données de l'interrogatoire de
mes patients au centre Sabouraud, j'ai retrouvé quelques personnes traitées par
homéopathie sans résultat très intéressant. Mais cela ne fait pas de mal. Ce serait le
traitement rêvé de part son innocuité totale. Les dermatologues français, les patients
atteints de vitiligo, et les associations de vitiligo attendent le traitement miracle;
certains en se croisant les bras, d'autres en prescrivant des vitamines ou des minéraux,
et tous en donnant des écrans totaux et une éviction solaire maximale. Ils attendent la
pilule miracle comme le Roaccutane l'est à l'acné ou le Viagra à l'impuissance
masculine. Ce qui justifie de ne pas traiter les enfants et d'attendre que le vitiligo ait
bien progressé jusqu'à l'âge adulte, où il leur est dit qu'il est trop important pour
un traitement, de toute façon dangereux, long, difficile, avec des effets secondaires où
la menace du cancer est rapidement brandie pour décourager définitivement toute
tentative d'amélioration du vitiligo.
En France, les médecins sont à la traîne, renâclent devant la difficulté, restent
assis dans leur fauteuil de consultation à délivrer des ordonnances de pipi de chat,
traînent les pieds, ne prennent aucun risque, et considèrent le vitiligo comme une
dermatose bénigne et négligeable ne rapportant rien à personne, et que les malades
doivent oublier en se cachant D'ailleurs certains considèrent le vitiligo comme ne
relevant que de la simple esthétique, quelque soit l'âge ou la race. Ils sont rares ceux
qui prennent en compte la douleur affective des personnes atteintes de vitiligo et
essaient de faire le maximum possible pour que le vitiligo soit reconnu comme une maladie,
comme toute autre dermatose, et traité en conséquence. Il ne faut pas cacher qu'il
existe actuellement plusieurs traitements du vitiligo, traitements réservés aux
personnes motivées qui soufrent de leur maladie.
Comme vous le savez les traitements par rayons ultraviolets naturels (le soleil) ou
artificiels (Puvathérapie) associés à des photosensibilisants sont reconnus et font
partie des bonnes pratiques dans le traitement du vitiligo aux USA. Les meilleurs succès
se retrouvent chez des types de peau solaire foncée: les noires, les peaux métissées ou
asiatiques et les brunes qui
supportent bien le soleil. Le traitement est plus difficile sur les peaux claires et
inutile pour les peaux ne bronzant pas naturellement où par ailleurs le vitiligo est le
moins affichant et n'apparaît qu'en période estivale. Une fois le vitiligo stabilisé,
et s'il est stabilisé, il est possible d'envisager des greffes épidermiques ou des
greffes cylindriques par punchs. Avant d'effectuer des surfaces importantes, un test est
pratiqué sur une petite surface de peau. Une Puvathérapie ou des expositions solaires
sont effectuées pour activer les greffes. On attend quelques mois pour voir si la
pigmentation tient. Il faut six mois pour prouver que la pigmentation se font dans la
couleur environnante. Ensuite c'est une question de localisation, de temps, de volonté de
voir le vitiligo disparaître. Il faut entre deux et trois ans d'efforts pour traiter un
vitiligo de taille moyenne. Du courage. C'est pourquoi il faut savoir ce que l'on veut, il
faut disposer de temps et
d'argent pour le faire. Pour soi, pour son image, pour son vitiligo. Et cela ne marche pas
toujours. C'est pour cela que l'on fait des tests, ce sont des essais. Mais qui n'essaye
rien, n'aura rien. Et c'est tant pis pour lui, et c'est dommage pour lui !
Quand on fait des greffes de cheveux, que l'on fait un lifting du visage, des injections
de collagène ou que l'on se paye une voiture, personne ne conteste la volonté de
changement. Pour le vitiligo il en est de même. Savoir ce que l'on veut. C'est essentiel
dans la vie. C'est ce que j'essaye de démontrer depuis plus de vingt ans que je m'occupe
de vitiligo. Je n'ai jamais constaté de cancers de la peau chez mes patients, aucun
décès par des excès de quelque nature que ce soit.
De la volonté, des moyens, du temps. Et une bonne peau.
Et l'homéopathie dans tout cela. Eh bien, c'est comme toutes les méthodes, j'attends de
voir les résultats, non truqués, avec des preuves concrètes, sans a priori, sans
théories fumeuses sur les maladies psycho-somatiques.
Mais il faut de l'audace, de la volonté, se tromper, échouer, redémarrer, recommencer,
pour arriver à des résultats.
Vous pouvez transmettre à vos compagnons d'infortune, dans votre Association ce que je
transmets à tout le monde sur le Net. Il faudrait qu'ils le sachent; il faut connaître
le monde, et le Net est fait pour cela. Parlez en au Président.
Courage. Courage. Et encore du courage dans votre quête.
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Copyright, © 1996-2002 Grégoire Mahuzier, Paris - France, Mise à jour le : 04/06/03