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Que s'est-il passé à l'atelier d'informatique
du 9ème Salon de Dermatologie Pratique de Paris.
Docteur Mahuzier (dermatologue), G. Mahuzier (Ingénieur Informaticien) et P. Silbert (société A2MI).
Ambiance générale.
Les jeunes dermatologues s'informent et les anciens s'inquiètent de l'obligation d'informatiser leur cabinet médical avant 1998, les textes n'étant pas encore parus, les obligations flous. Certains dermatologues déjà informatisés (peu nombreux) font part de leur expérience.
Les questions.
s'agit-il d'une obligation de tenir un fichier informatique de ses patients, d'une obligation de transmettre les fichiers aux organismes de sécurité sociale, de n'envoyer que les honoraires et de passer en tiers payant généralisé. Faut-il une machine spéciale ? Combien de temps faut-il pour apprendre à se servir d'un ordinateur. Les logiciels de dermatologie sont-ils simples ? Faut-il une gestion du cabinet séparée ou incluse dans le logiciel contenant les fiches médicales ? Peut-on se passer d'une secrétaire et d'un expert comptable lorsqu'on est informatisé ?Qui va payer l'informatisation du cabinet médical, et combien cela coûte, et bien d'autres.
Et entre méga, giga, kilo les octets valsaient au dessus de cerveaux peu habitués aux termes informatiques, et nous avons essayé dans nos exposés de définir les termes utilisés le plus clairement possible pour une meilleure compréhension de l'informatique médicale.
Les réponses. De la théorie et du concret.
1 - Trois recommandations préalables.
La deuxième recommandation, ne pas prendre un matériel trop peu performant, il faudra le faire évoluer pour être au goût du jour et payer plus cher les éléments un par un. Un ordinateur Multimédia performant est indispensable.
La troisième recommandation portait sur la manière d'utiliser un ordinateur et les logiciels : une bonne formation vaut mieux que des mois ou des années de galère et d'énervement. Il ne faut pas que l'informatique devienne une corvée et une perte de temps pour les médecins. De la formation, et encore de la formation personnalisée.
2 - Le matériel.
Nous n'avons qu'évoqué les possibilités de prise d'images, de vidéo ou de sons qui ne font pas partie des obligations prévisibles de l'informatisation des cabinets médicaux. Cependant un certain nombre de dermatologues ont demandé si l'on ne pouvait pas supprimer le clavier et mettre des ordres par voie orale à l'aide d'un microphone, et si la télémédecine serait pour demain ou n'avait que peu de chance de rentrer dans les moeurs médicaux. Nous avons répondu que les logiciels de prise vocale étaient encore trop chers, nécessitaient un apprentissage long, mais que ce serait l'avenir, et que nous souhaitions comme eux que de grands constructeurs les mettent à la portée du public. Cela ne saurait tarder. En effet les médecins ont besoin de matériel professionnel fiable, mais n'ont pour le moment que des moyens d'amateur pour les payer. Gros dilemme, financier !
3 - le soft et la comptabilité.
4 - L'aide au diagnostic
Quant à la télémédecine, nous avons fait remarquer qu'en Janvier 1991 nous avions fait le première démonstration réussie de télédiagnostic à l'aide d'ordinateurs personnels entre Besançon et Paris au cours du Salon de Dermatologie Pratique, avec l'aide de France Télécom (pour les communications Numéris), Matra System (pour le matériel de transmission) et Intel pour transmettre les images (procédé DVI), et que cela n'a pas provoqué l'enthousiasme des foules (pas une ligne dans Dermatologie Pratique, (le journal du Salon), et rien dans la presse en général. Mais nous ne désespérons pas de voir un jour le coût de la médecine diminuer par la télémédecine. Le principe en étant le suivant : pour arriver à une meilleure médecine, il faut un diagnostic exact le plus rapide possible pour donner un traitement le plus efficace possible dans le temps le plus court possible. Alors, télémédecine ou pas ? l'histoire ne fait que commencer avec quelques années de retard dans les mentalités et dans les faits par rapport à nos confrères canadiens (ou USA). !
5 - Internet.
Toutes les sessions (matin et après midi) nous avons profité de notre " quart d'heure d'INTERNET ", pour donner un exemple de ce monstre pas si féroce que cela. Internet a fait poser pas mal de questions sur la confidentialité, les possibilités de communiquer entre médecins, de médecins à malades, de rechercher des services, des renseignements, de servir au cours d'une consultation ou comme enseignement.
Tout n'est pas encore au point sur Internet, mais le nombre d'utilisateur allant exponentiellement, les médecins ne peuvent plus l'ignorer. Nous avons fait remarquer qu'Internet n'était pas fait pour seulement recevoir, mais aussi pour donner, et qu'il était grand temps que les médecins anonymes sortent de leur trou et donnent aussi le fruit de leur expérience qui peut être utile à tous. En effet ce grand forum peut devenir un lieu d'expression totale de tous les médecins sur des sujets médicaux ou non. Grosse surprise dans la salle ! Internet faisait peur, espérons que désormais il fera envi.
Nous avons tenté de défricher la culture informatique de nombre de nos confrères et nous espérons avoir donné pour beaucoup les premières réponses à leurs micro-angoisses .