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Techno Santé.
La dermatologie du futur.
F. Mahuzier le precurseur.
Le franc-parler du docteur Mahuzier !...
TECHNOSANTE
30 bis rue du Vieil Abrevoir
78100 - Saint Germain en Laye
Téléphone : 33-1 30.15.50.93
Télécopie : 33-1 39.76.95.00
La dermatologie, comme les autres spécialités médicales, n'échappe pas à l'influence des nouveaux outils d'information et de communication que sont micro-informatique et multimédia. L'imagerie joue un rôle considérable dans l'aide au diagnostic associée à des méthodes d'intervention chirugicale faisant appel à des technologie d'avant-garde.
De nouvelles techniques interviennent aujourd'hui dans la pratique de la
dermatologie. Les médecins doivent dorénavant compter sur l'informatique pour pratiquer
au quotidien. En dermatologie comme ailleurs, cette dernière revet une inportance
capitale car elle peut inclure en plus l'imagerie qui prend là une signification toute
particulière. Mais d'autres technologies entrent également en ligne de compte et le
dermatologue ne peut plus les ignorer.
Laser, bistouri électrique et ultraviolets font également partie de l'arsenal moderne du
spécialiste des maladies et traitement de la peau.
Tour d'horizon de quelques équipements indispensables au praticien dans l'exercice de sa
fonction.
TRAITEMENT PAR ULTRAVIOLETS
Le traitement des maladies de la peau par les rayons ultraviolets connaît depuis quelques
années une grande vogue et devient une pratique courante en France et dans le monde
entier. Les thérapeutiques ont évolué avec l'apparition des lampes artificielles.
Finsen peut être considéré comme le fondateur de la photothérapie, puisqu'il a traité
dès 1894 des lupus tuberculeux avec des lampes émettant les différents ultraviolets A,
B, C. Jean Saidman et Jean Meyer l'on appliquée en France.
Les méthodes locales employant un psoralène et une source UVA ont pris le nom de
puvathérapie locale. L'innovation de la méthode des comprimés associant comprimés et
UVA appelée puvathérapie orale revient aux Americains Fitzpatrick et Parrish, relançant
dans le monde le traitement des maladies cutannées par les ultraviolets dont Charles
Grupper est le promoteur en France.
Le matériel de puvathérapie comprend les tubes fluorescents (en général Philips TL 09)
et les appareils de mesure (les cellules UVA donnent des valeurs différentes en fonction
de leur courbe de réponse spécifique et des divers filtres utilisés).
Les appareils changent rapidement de forme et de puissance. Ils sont plus ou moins
automatisés, ce qui sert de moins en moins. En France, le Sécurité Sociale oblige les
praticiens à employer des appareils de 40 tubes pour le traitement du psoriasis et les
hématodermites cotées en K10,les autres actes sont cotés en K3,5 (plusieurs champs) et
K2 (un seul champ). Certaines caisses admettent des K10 pour des vitiligos étendus.
La source d'émission des rayons ultravioletss est constituée par des tubes Philips
déjà cités qui émettent des rayons ultraviolets A, avec un pic d'émission autour de
350-365 nanomètres, dans une proportion de 99%. Ils sont délivrés dans des cabines
verticales prenant tout le corps.
BISTOURI ELECTRIQUE ET LASER
Le Bistouri électrique n'est pas une nouveauté en lui même puisqu'il existe depuis de
nombreuses années, mais in constitue néanmoins undes instruement de base du
dermatologue.
Son aventage : il permet d'effectuer des interventions de surface sur l'épiderme, moins
fine certes que le laser, mais surtout en exerçant une action coagulante sur les plaies,
ce qui évite les traditionnels saignement qui ont toujours des effets gênants au cours
de l'intervention. On utilise, par exemple, le bistouri électrique pour brûler les
verrues. On le retrouve enfin en chirurgie traditionnelle et dans toutes les spécialités
de la médecine.
Le laser CO2 lui, est beaucoup plus innovant. Ses caractéristiques : une précision
beaucoup plus grande dans l'intervention et une cicatrisation plus homogène de la plaie.
Lorsqu'il s'agit d'enlever des tatouages par exemples, on procède à la microdermabrasion
(nouvelle technique décrite plus loin) et on utilise l'association des trois méthodes
(dermabrasion, bistouri et laser) quand la surface est assez large.
Certaines verrues génitales relèvent parfois du domaine sélectif du laser, plus précis
et plus profond dans son action. Par contre et pour revenir à la dermatologie,
l'épilation ne peut en aucun cas être traitée par cette méthode. Outil d'avenir, le
laser dispose d'une forte puissance utilisable dans un temps d'impact très court. Il peut
aussi s'utiliser parfois sans anesthésie et constitue un instruement de première
importance pour le dermatologue.
LA MICRODERMABRASION, UNE TECHNIQUE REVOLUTIONNAIRE
La microdermabrasion consiste à projeter des microcristaux d'hdroxyde d'aluminium (AI203)
sur la peau. Les microcristaux ont des faces acérées, coupantes. Leur impact cutané
provoque des micro-éclatements des tissus. Ils frappent les substances molles de la peau
sur des micro-surfaces, à la manière de micro bombes. La quantité de tissu ainsi
abrasés est fonction de la quantité de microcristaux atteignant le peau, de la force de
projection et de la dureté des tissus.
Les creux,provoqués par les différents impacts des cristaux, s'additionnent et créent
une plaie. Cette plaie va se réparer spontanément grâce au processus habituel de
cicatrisation de l'organisme. Selon la profondeur de la microdermabrasion, il se forme un
nouvel épiderme ou un nouveau derme.
Les appareil de microdermabrasion associent une projection centrale de microcristaux, à
une aspiration périphérique des cristaux usagés et des déchets cutanés. Il s'agit
donc d'une abrasion-succion cutanée capable de réaliser une épidermo-dermabrasion douce
et progressive.
Le principe est similaire à celui du sablage employé dans le ravalement des facades
d'immeubles, ici des microcristaux d'alumine remplacent le sable.
La projection-aspiration fonctionne avec deux circuits totalement indépendants.
- Le premier circuit de tubulures aspire les microcristaux d'alumine purifiée se trouvant
dans le premier bocal et les projette par l'orifice central de la pièce à main
directement sur la peau. Cette projection est amplifiée par la pression d'une pédalequi
active un compresseur d'air. La quantité de microcristaux projetés sur la peau en un
temps donné conditionne la force de l'abrasion cutanée.
- Le second circuit,indépendant du premier, aspire par la périphérie de la pièce à
main les cristaux et les déchets cutanés abrasés et les conduit dans un deuxième
bocal. Ces débris collectés seront jetés et ne peuvent en aucun cas être réutilisés.
L'aspiration de la surface cutanée traitée (effet "vacuum") provoque en outre
un décollement superficiel par succion et permet un meilleur contact de la pièce à main
avec la surface cutanée pour faciliter l'abrasion.
La tête métallique de la pièce à main contenant les deux circuits se tient commeun
stylo, son extrémité s'applique perpendiculairement à la peau pourpermettre un effet
"vacuum" (aspiration) et uneprojection simultanés. La tête mobile se dévisse
de son support et permet le nettoyage et la stérilisation des embouts amovibles. La
profondeur de l'abrasion et l'intensité de la succion dépendent du temps passé sur le
site cutané. Pour obtenir une épidermabrasion simple, il suffit d'un balayage simple et
rapide de la peau. Le derme est rapidement atteint sur une peau fine en gardant la pièce
à main immobile sur un point fixe. Dans la pratique, différentes manipulations peuvent
s'alterner, s'additionner ou se compléter pour obtenirl'effet d'abrasion-succion
désiré.
L'appareil de mirodermabrasion même - le Skin Médicamat - fonctionne sur 220
volts. Simple d'emploi pour l'opérateur grâce à sa technique ambulatoire, il offre à
la fois sécurité et confort de l'opérateur et du patient. Pas d'anesthésie, pas
d'allergie, pas de projection de sang. Cette technique s'inscrit aussi bien dans les
thérapeutiques douces anti-âge que dans le répertoire des suites de la chirurgie
esthétique ou dermatologique.
La microdermabrasion est particulièrement spéctaculaire et irremplaçable dans la
correction des cicatrices disgracieuses et inaugure enfin un traitement correcteur
dermato-épidermique vrai dans un domaine vierge et paticulièrement attendu, celui des
vergetures.
Jean-Pierre Broissin
| François MAHUZIER, LE PRECURSEUR La médecine, comme d'autres domaines, compte de forte personalités dans ses rangs. Certaines d'entre elles affichent quelquefois leur franc-parler sans détours. François Mahuzier est de celles-là. Dermatologue, fils d'un grand voyageur, attaché pendant 20 ans à l'Hôpital Saint-Louis, le Docteur François Mahuzier a fondé avec le professeur Civatte, le service de Puvathérapie de l'Hôpital Saint-Louis. Spécialiste des Ultraviolets, il défend avec énergie les techniques naturelles efficaces utilisant le moins possible de médicaments : puvathérapie, laser, greffes de mélanocytes (cellules fabricant le pigment protecteur naturel de la peau). François Mahuzier croit beaucoup au couplage médecine-informatique pour l'avenir, lui qui dès 1991 avait procédé aux première téléconsultations médicales sur réseau Numéris, alors que personne encore ne s'y intéressait. |
La lenteur avec laquelle les médecins français passent à l'informatique trouve
une partie de ses raisons dans les explications de François Mahuzier, bien loin de
pratiquer la langue de bois comme trop souvent dans l'univers médical... Morceaux
choisis!
"Aujourd'hui, le médecin est comfronté à de nouvelles règles de fonctionnement
auxquelles il n'était pas préparé, ni à travers son éthique ni par sa formation. Il y
a nécessité dorénavant de procéder à un diagnostic efficace et rapide pour pouvoir
ajuster une thérapeutique adaptée dans le temps, ce qui somme toute préserve pour nous
le serment d'Hypocrate qui, rappelons le, nous dicte d'être au service des malades.
L'information médicale ne doit plus être un 'bachotage' réservé à des initiés qui
seuls doivent détenir un savoir jalousement préservé qu'ils ne distribueront que
parcimonieusement, au gré de leur fantaisie. Ce qui compte aujourd'hui, c'est de savoir
quelle attitude prendre face à une situation qui ne s'apprend pas dans les livres pour ne
pas commettre les erreurs théoriciennes de jugement qu'on a connu auparavant.
Le problème en médecine, c'est qu'il faut attendre de nombreuses années avant
d'exercer. Les connaissances scientifiques et techniques à acquérir étant importantes,
la théorie s'inculque au fil des années et prend le pas sur l'expérience de terrain ou
l'acquisition d'autres connaissances auxquelles le futur médecin sera fatalement et
peut-être trop tardivement confronté. C'est ainsi qu'il y a des médecins qui font de la
médecine sans jamais toucher réellement un malade, d'où certaines aberrations que l'on
constate ici et là.
Pour ma part, en tant que praticien, je n'ai pas vu d'évolution sur la manière
d'apprendre en 30 anset j'estime qu'il y a fort à faire pour changer les mentalités. Les
technologies et les connaissances évoluant très vite dans notre monde moderne, l'écart
se creuse encore davantage. Il faut donc procurer aux généralistes comme aux
spécialistes, les moyens d'aide technologique pour prendre les bonnes décisions et
diagnostiquer vite et bien en réduisant les frais de santé.
La micro-informatique,le multimédia, les autoroutes de l'information et la télémedecine
vont sur ce sujet jouer un rôle majeur dans l'avenir pour les professionnels de santé
qui trouveront là, à la fois un moyen rapide et efficace d'échanger leurs point de vue
ou documents mais aussi celui de parfaire leurs connaissances à travers une formation
quasi permanente indispensable à la qualité de leurs prestations.
Il faudra bien sûr vaincre des réticences, car certains vont croire voir là une
atteinte à leur image personnelle d'hommede savoir sans partage. Or, ils se trompent car
la connaissance d'un seul homme ne suffit plus pour exercer pleinement et efficacement un
art. La nécessité impose désormais d'échanger, de partager les connaissance.
Confronté à un problème de diagnostic ou à la poursuite d'investigation, le médecin
demandeur cherche des informations qu'il va obtenir auprès d'un 'spécialiste' qui
connaît mieux la solution à tel outel cas clinique. Il n'aura ainsi pas à se déplacer
et obtiendra rapidement un avis. Et surtout, qu'il se rassure, il ne perdra pas la face
devant son patient qui somme toute est là pour être soigné et rassuré
psychologiquement sur son état. Si la médecine a souvent eu des difficultés à
communiquer, c'est parce qu'elle a peur d'être jugée. Les nouvelles technologies vont
peut-être l'aider à se débarraser de cette conception d'un autre âge.
En ce qui me concerne, je suis informatisé depuis 1984. J'avoue avoir hésité à le
faire pendant au moins 3 ou 4 ans et je me suis finalement jeté à l'eau en achetant un
ordinateur IBM XT qui s'estavéré avoir le premier disque dur 10 Mo du marché.
Aujourd'hui, je dispose d'un PC 486 qui fonctionne en réseau evec un autre PC,
principalement pour la gestion du cabinet et la comptabilité. Raccordé à Internet, je
peux aussi dialoguer avec un confrère aux Etats-Unis ou ailleurs sur tel ou tel cas où
je pourrais avoir besoin d'une confirmation. Je pense en cela que la téléconsultation
payante est une méthode d'avenir, amenée à se développer."
En dermatologie, l'échange d'images va donc devenir promordial : l'imagerie fixe et
surtout animée permettra de montrer des techniques intéressantes pour la profession avec
l'interactivité à la clé.
Le multimédia offre la possibilité, sur un cas concret, de suivre la démarche d'un
médecinlors d'une consultation, avec l'accès au dossier clinique et à des banques de
données. Toujours grâce à lui, le médecin peut, par connexion aux réseaux
télématiques internationaux, multiplier à l'infini les échanges avec ses confrères.
L'informatique constitue en cela une chance à ne pas manquer.
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Copyright, © 1996-2002 Grégoire Mahuzier, Paris - France, Mise à jour le : 27/03/02